Le Penn Fierce est depuis longtemps l’un des moulinets que l’on croise le plus souvent sur les digues et les estrans. La cinquième génération, le Fierce V, sortie en septembre 2026, garde la recette : un bâti métallique, un frein Penn éprouvé et un prix autour de 100 à 120 €. Il est trop récent pour avoir des retours d’utilisateurs, mais la génération précédente, le Fierce IV, en a beaucoup, et ils disent l’essentiel de ce qu’on peut attendre de celui-ci. Voici mon avis sur le Penn Fierce V pour la pêche du bar au leurre, construit à partir de sa fiche technique, de ce qu’annonce Penn et de sa place face aux autres moulinets du catalogue. C’est une analyse, pas un compte rendu de test.
Le verdict en bref : le Fierce V est un moulinet spinning à bâti et flasque entièrement métalliques, avec des engrenages CNC Gear (aluminium forgé puis usiné, pignon laiton), quatre roulements inox étanches plus un anti-retour instantané, et le frein HT-100 carbone de Penn. Pour le bar, les tailles 3000 et 4000 offrent un ratio de 6,2:1, une récupération de 89 à 94 cm par tour et un frein de 6,8 kg, pour 326 à 353 g selon les sources. Autour de 110 €, c’est l’un des moulinets les plus rigides dans cette gamme de prix, dans la lignée d’un Fierce IV réputé fiable mais lourd. Tu peux voir le Penn Fierce V et ses tailles.
Autour de 110 € en 3000 et 4000

Les tailles du Penn Fierce V
| Taille | Poids | Ratio | Récupération | Frein | Prix constaté |
|---|---|---|---|---|---|
| 1000 | 221 g | 5,2:1 | 56 cm | 4,1 kg | Autour de 100 € |
| 2000 | 269 g | 6,2:1 | 75 cm | 4,5 kg | Autour de 100 € |
| 2500 | 272 à 280 g | 6,2:1 | 84 cm | 5,4 à 5,5 kg | Autour de 110 € |
| 3000 | 326 à 335 g | 6,2:1 | 89 cm | 6,8 kg | Autour de 110 € |
| 4000 | 343 à 353 g | 6,2:1 | 94 cm | 6,8 kg | Autour de 110 € |
| 5000 | 524 à 557 g | 5,6:1 | 91 cm | 11,4 kg | Autour de 120 € |
| 6000 | 567 à 606 g | 5,6:1 | 104 cm | 11,4 kg | Autour de 120 € |
| 8000 | 785 à 815 g | 5,3:1 | 112 cm | 13,6 kg | Autour de 130 € |
Les fourchettes de poids viennent des écarts entre la fiche Penn et celles des distributeurs européens : la différence tient probablement à la bobine ou à la poignée pesée. La capacité de tresse annoncée en 4000 est de 240 m en 29 centièmes. Pour le bar au leurre du bord, la 3000 et la 4000 concentrent l’essentiel de l’intérêt : c’est pour ces deux tailles que le Penn Fierce V revient si souvent dans les recommandations de départ.

Ce que promet sa conception
Un bâti et un flasque entièrement métalliques. C’est le cœur du Fierce V. Sur la plupart des moulinets de ce prix, le corps est en graphite ou en composite. Le métal a un défaut, le poids, et un avantage, la rigidité. Sous une forte charge, un bâti rigide se déforme moins, ce qui garde les engrenages alignés. Pour toi, cela se traduit par une récupération qui reste fluide quand un poisson tire, et par une meilleure durée de vie du mécanisme.
Les engrenages CNC Gear. La grande roue est en aluminium forgé puis usiné par commande numérique, le pignon en laiton. Penn annonce une récupération plus fluide et une durabilité accrue. Le forgeage donne un métal plus dense et plus résistant qu’un simple moulage, et l’usinage assure un engrènement précis. À noter : cette technologie existait déjà sur le Fierce IV, elle n’est pas une nouveauté du V.
Les roulements. Quatre roulements à billes en inox étanches, plus un roulement anti-retour instantané, ce que Penn résume en « 4+1 ». Le site de la marque affiche parfois « 5 » dans ses tableaux, c’est la même chose comptée autrement.
Le frein HT-100. C’est le frein à rondelles de Penn, présent sur de nombreux modèles de la marque. La marque met en avant sa progressivité et sa fiabilité : un frein qui démarre sans à-coup quand le poisson rushe, et qui garde son réglage.
Une bobine redessinée. Le Fierce V reçoit une bobine en aluminium gravée au laser, avec une lèvre redessinée pour mieux laisser filer la tresse, un clip-fil universel et un profil « braid ready » qui permet de monter la tresse directement sans backing. Le rotor est annoncé équilibré (Techno-Balanced) et le galet de pick-up traité hydrophobe. Ce sont, avec la cosmétique, les vraies nouveautés par rapport au Fierce IV.
Ce qu’en disent les pêcheurs qui l’utilisent
Il faut être honnête avec toi sur un point : le Fierce V est trop récent pour qu’un corpus d’avis existe. Sur la page du fabricant, je ne trouve qu’un seul avis publié, noté 5 sur 5, d’un pêcheur qui dit simplement apprécier la prise en main. Sur la fiche du marchand français, zéro avis. Chez un revendeur américain spécialisé, la mention invitant à être le premier à donner son avis. Toute page qui te sort une note moyenne flatteuse sur des centaines de retours te raconte une histoire, ou recycle les avis de la génération précédente.
Et c’est justement là que l’information devient utile, parce que le Fierce IV partage avec le V les mêmes ratios, les mêmes freins annoncés et la même architecture tout métal, taille par taille. Sur le site du fabricant, le Fierce IV cumule 4,8 sur 5 sur 19 avis, avec 95 pour cent de recommandation, dont seize notes maximales, deux notes de quatre et une de trois. Ce qui revient dans ces retours, c’est un rapport solidité-prix jugé excellent, des usages du bord depuis les digues, les jetées et le surf, et une polyvalence qui va du bar rayé au poisson-chat. Un pêcheur souligne le bouton de puissance, en précisant qu’il n’existe qu’à partir du 5000.
Le reproche quasi unique, et il revient aussi bien dans les avis que sur les forums, c’est le poids. Un utilisateur le trouve lourd en comparaison d’un 3000 d’une autre marque, et un intervenant de forum résume l’affaire en disant que les moulinets de cette marque pèsent plus que les moulinets traditionnels à taille égale. Les chiffres relevés chez le marchand français vont dans ce sens sans être caricaturaux, avec 326 g sur le 3000 et 343 g sur le 4000.
Le second reproche porte sur la douceur. Un essai anglophone détaillé, signé par un pêcheur qui enchaîne les sorties en eau salée, dit sans détour que ce n’est pas le moulinet le plus doux de sa catégorie, et qu’un modèle supérieur de la même marque tourne plus finement pour une cinquantaine de dollars de plus. Le même essai valide en revanche le frein à rondelles carbone, qui rend du fil sans à-coups sous les démarrages violents. Dernier détail de forum qui vaut le déplacement en magasin : le bouton de manivelle est décrit comme nettement plus gros qu’attendu, ce qui plaît à certains et gêne les autres.

Où se place le Fierce V dans la gamme Penn ?
Pour s’y retrouver : Pursuit V (entrée de gamme, bâti graphite) < Fierce V (bâti métal, HT-100) < Battle (bâti métal, étanchéité renforcée, finition supérieure) < Spinfisher (étanche, pour la pêche forte). Le Fierce V est donc le premier Penn « tout métal », et le dernier avant que l’étanchéité ne devienne un argument. Si ta pêche se fait les pieds dans l’eau par mer formée, le Battle ou le Spinfisher valent leur supplément ; pour la digue, la plage et le rocher sec, le Fierce V est le bon rapport.
Quelle taille de Fierce V choisir pour le bar ?
La 3000 : l’équilibre pour les cannes de 2,40 m à 2,70 m
Avec 326 à 335 g, un ratio de 6,2:1, 89 cm de récupération par tour et 6,8 kg de frein, la 3000 couvre toute la pêche du bar au leurre avec une canne de puissance moyenne. Le ratio rapide est un vrai atout pour les stickbaits et les récupérations vives sur chasse. C’est la taille à privilégier si ta canne pèse moins de 150 g ou mesure moins de 2,70 m.
La 4000 : pour les cannes longues et les postes exposés
La 4000 ne pèse qu’une vingtaine de grammes de plus que la 3000 et garde le même ratio et le même frein. Elle apporte une bobine plus grande (240 m de tresse en 29 centièmes), donc un peu plus de récupération par tour, 94 cm, et un meilleur déroulement de la tresse au lancer. Sur une canne de 2,70 m à 3,00 m, elle équilibre mieux la longueur. C’est la taille la plus logique pour les pêcheurs de plage et de pointe qui lancent loin.
La 2500 : pour la pêche fine
La 2500, 272 g, convient aux cannes légères utilisées en estuaire ou en port, avec de petits leurres. Son frein de 5,4 kg reste suffisant pour le bar sur ces postes.
La 5000 et au-delà : le rockshore et le bateau
La 5000, avec 524 à 557 g et 11,4 kg de frein, s’adresse aux cannes puissantes utilisées avec de gros leurres, ou à la pêche en bateau de poissons plus gros. Pour le bar du bord avec une canne classique, elle est trop lourde. Les 6000 et 8000 sortent du cadre de la pêche du bar au leurre.

Que vaut le poids du Fierce V ?
C’est la contrepartie du métal. Avec 326 g en 3000, le Fierce V est plus lourd que certains moulinets en graphite de même taille. Sur une canne de 140 à 160 g, cela reste équilibré : un moulinet un peu lourd recule le point d’équilibre vers la main, ce qui peut même rendre la canne plus agréable. Sur une canne très légère de moins de 130 g, un moulinet plus léger sera plus confortable pour de longues sessions de walking the dog.
Pour la plupart des pêcheurs du bord, qui utilisent une canne de 2,50 m à 2,90 m, le poids du Fierce V n’est pas un handicap, et la rigidité qu’il apporte vaut ces quelques dizaines de grammes.
Sur quels postes et dans quelles conditions ?
Sur les estrans rocheux et les digues. Le bâti métallique et le frein progressif sont appréciables quand il faut brider un bar qui cherche les algues ou les blocs.
Dans les embruns. Penn annonce des roulements étanches et une « protection accrue » contre le sel, mais aucune norme IPX ni corps scellé : ce n’est pas un moulinet étanche, et les retours sur le Fierce IV le confirment. Un rinçage à l’eau douce après chaque sortie reste indispensable, frein desserré.
En pêche rapide. Le ratio de 6,2:1 des tailles 2000 à 4000 facilite les animations de surface et les récupérations vives sur chasse.
En linéaire lent. Rien n’empêche de ralentir : un ratio rapide se pêche lentement, alors que l’inverse est plus fatigant.
Quelle canne associer au Fierce V ?
En 3000 ou 4000, le Fierce V s’associe naturellement à une canne à bar de 2,40 m à 2,90 m d’une puissance de 10 à 40 g ou 12 à 42 g. La Westin W2 Precision Cast est un exemple cohérent : même logique de rapport qualité-prix, et un poids de canne qui équilibre bien un moulinet de 330 à 350 g. Côté ligne, la bobine braid ready accepte la tresse directement : une PE 1 à 1.2 et un bas de ligne en fluorocarbone de 25 à 30 centièmes complètent l’ensemble. Le guide pour choisir une canne à bar détaille les modèles adaptés.
Penn Fierce V ou Okuma Jaw ?
L’Okuma Jaw coûte moins de la moitié du prix du Fierce V, entre 40 et 50 € selon la taille. Il a un bâti en graphite, un frein multidisque à rondelles feutre, un pignon en laiton et un ratio de 5,0:1. Il est plus léger en taille équivalente, 233 g en 3000, mais son ratio plus lent est moins adapté aux animations rapides en surface.
Le Fierce V apporte la rigidité du métal, un ratio plus rapide et un frein plus éprouvé. Si ton budget le permet, il est plus polyvalent pour le bar. Si tu débutes avec un budget serré, le Jaw fait le travail en linéaire et sur des poissons moyens. L’avis sur l’Okuma Jaw détaille cette option.
Penn Fierce V ou Westin W4 C-SW ?
Le Westin W4 C-SW coûte environ le double, entre 209 et 229 €. Il apporte une vraie étanchéité, 14 joints et des roulements inox étanches, un frein Carbon Matrix étanche et une bobine en aluminium forgé. Son ratio de 5,3:1 est plus lent que celui du Fierce V. Pour un pêcheur qui passe beaucoup de temps dans les embruns et les vagues, le W4 C-SW protège mieux la mécanique. Pour un usage régulier avec un entretien sérieux, le Fierce V offre l’essentiel pour moitié prix. L’avis sur le Westin W4 C-SW présente l’autre option.
Les erreurs à éviter avec le Fierce V
Choisir une taille trop grosse. Pour le bar au leurre avec une canne classique, la 5000 est trop lourde. Reste en 3000 ou 4000.
Négliger l’entretien. La fiche ne met pas en avant d’étanchéité. Rince le moulinet à l’eau douce, frein desserré, après chaque sortie en mer.
Régler le frein trop dur. Le HT-100 est progressif : profite-en en réglant le frein autour d’un quart à un tiers de la résistance de ta ligne.
Trop remplir la bobine. Une bobine trop pleine favorise les perruques avec la tresse. Laisse un ou deux millimètres sous le rebord.
À quoi ressemble une saison avec un Fierce V ?
Imagine un pêcheur qui monte un Fierce V en 4000 sur une canne de 2,70 m. Sur une plage à marée montante, il lance loin des stickbaits de 13 cm : la grande bobine laisse filer la tresse, et le ratio de 6,2:1 lui permet d’accélérer quand une chasse éclate. Sur une pointe rocheuse, un bar de belle taille rushe vers les algues : le frein démarre sans à-coup et le bâti ne bouge pas quand il faut bloquer. Après chaque sortie, il desserre le frein et rince le moulinet à l’eau douce, puis le laisse sécher avant de le ranger.
Un autre pêcheur, qui pêche surtout en estuaire avec une canne légère de 2,40 m, aurait plutôt choisi la 2500 ou la 3000. Même moulinet, même logique, mais une taille adaptée à son ensemble.
Ce que les pêcheurs britanniques et irlandais font différemment
La marque est américaine, distribuée de longue date au Royaume-Uni et en Irlande, et c’est de ce côté-là que viennent les retours les plus concrets sur le bar. Le premier écart avec l’usage français est un écart de taille de moulinet. Sur les forums irlandais de pêche en mer, le consensus pour le lancer du bord au leurre tourne autour du 3000, jugé largement suffisant pour le bar, le lieu jaune et la vieille, un intervenant expérimenté expliquant qu’il utilise du 2500 au 3000 pour l’essentiel de sa pêche du bord comme du bateau. L’argument est toujours le même, et il mérite d’être entendu : quand tu lances toute la journée, le matériel léger est simplement plus agréable. Beaucoup d’articles français partent au contraire du 4000 par défaut.
Deuxième écart, la logique de dimensionnement. Un intervenant insiste sur le fait que la longueur et la puissance de la canne commandent le choix du moulinet davantage que le diamètre de tresse, ce qui renverse le raisonnement habituel. Et un autre rappelle un piège que les pages françaises ignorent souvent : les numérotations ne sont pas comparables d’une marque à l’autre, un 2500 chez un fabricant japonais n’étant pas le volume d’un 2500 chez un autre. Appliqué à une marque dont les tailles sont réputées généreuses, cela change la lecture du tableau. Un pêcheur du fil a d’ailleurs trouvé son 3000 trop petit et l’a échangé contre un 4000, preuve que la question n’est pas tranchée.
Troisième écart, le rapport à la tresse. Là où la fiche officielle raisonne en livres américaines, les pêcheurs britanniques du bord parlent d’une résistance de 15 à 20 livres pour le lancer, avec bas de ligne monofilament systématique, et l’argument avancé n’est pas la casse mais le décrochage : sans élasticité, un bar secoue la tête et arrache le leurre si le bas de ligne ne tamponne pas. Vu sous cet angle, les capacités annoncées en 15 et 20 livres sur les 2500, 3000 et 4000 correspondent exactement à cette pratique, ce qui n’apparaît jamais dans les traductions françaises des fiches.
Dernier apport, l’entretien. L’essai américain déjà cité affirme que le corps métal demande un passage occasionnel de dégrippant pour éviter la corrosion. C’est un conseil de terrain, pas une instruction du fabricant, et il dit quelque chose d’important : un corps tout métal protège les engrenages et encaisse la charge, il n’immunise pas contre le sel.
Entretien, réglage du frein et ce que tu paies vraiment en montant de gamme
Commence par l’entretien, parce que c’est ce qui décide de la durée de vie d’un moulinet mer à ce prix. Le fabricant ne revendique sur ce modèle que des roulements inox étanchéifiés, sans système de joints nommé et sans indice d’étanchéité. Tu dois donc le traiter comme un moulinet protégé, pas comme un moulinet scellé. Au retour de la mer, rince à l’eau douce à faible débit, jamais au jet sous pression, et surtout jamais en dirigeant le filet vers la jonction entre le rotor et le corps, ni sous la bobine. Serre le frein à fond avant le rinçage pour plaquer les rondelles carbone et limiter l’entrée d’eau, puis desserre-le complètement pour le stockage, afin de ne pas laisser les rondelles comprimées entre deux sorties. Essuie, laisse sécher à l’air libre loin d’une source de chaleur, et graisse de temps en temps le pied de la manivelle et l’axe du galet. C’est ce galet, et non les engrenages, qui tue le plus de moulinets mer, parce que la tresse chargée de sel finit par y creuser une gorge.
Pour le frein, les chiffres officiels donnent 6,8 kg sur le 3000 et le 4000, soit bien plus que ce dont tu as besoin. La règle de travail courante consiste à régler autour du tiers de la résistance de la tresse, ce qui te place très bas dans la plage du moulinet, et c’est une bonne nouvelle : un frein réglé dans le bas de sa course travaille plus progressivement qu’un frein serré près de son maximum. Règle-le canne en main, pliée, pas en tirant sur le fil tout droit.
Pour l’équilibrage, les 326 g du 3000 et les 343 g du 4000 relevés sur la fiche du marchand sont des poids normaux dans cette tranche. Le 3000 s’accorde avec une canne légère destinée aux leurres de petit et moyen gabarit, le 4000 avec une canne plus puissante ou avec les postes rocheux où tu dois brider. Monter un 5000, qui saute à 524 g, déséquilibre la plupart des cannes à bar et n’apporte qu’un frein dont tu ne te serviras pas.
Enfin, la comparaison qui compte vraiment, parce qu’elle oppose deux moulinets du même fabricant à trente ou quarante euros d’écart. Chez le même marchand, le modèle de la gamme supérieure en 4000 est donné à 343 g, 6,8 kg de frein et 94 cm de récupération par tour, contre 343 g, 6,8 kg et 93 cm ici. Autant dire des jumeaux sur le papier. Ce que tu paies en plus, ce sont deux choses précises : un roulement supplémentaire, et surtout un système d’étanchéité nommé, décrit comme scellant les zones critiques contre les entrées d’eau. Si tu pêches le bar de façon occasionnelle et que tu rinces sérieusement, l’écart ne se justifie pas. Si tu fais de l’estran, du rocher mouillé et des sorties rapprochées en pleine eau salée, c’est exactement là que l’étanchéité renforcée se rembourse.
Points forts et limites
Ce qui plaide pour lui. Un bâti et un flasque entièrement métalliques à ce prix. Un ratio de 6,2:1 adapté aux pêches rapides. Un frein HT-100 que des milliers de pêcheurs ont éprouvé sur la génération précédente. Une bobine braid ready avec clip universel. Une gamme complète de tailles. Et un prix qui reste autour de 110 € en 3000 et 4000.
Ce qui peut te faire hésiter. Le métal alourdit le moulinet par rapport aux modèles en graphite, un défaut que tous les utilisateurs du Fierce IV relèvent. Aucun retour terrain n’existe encore sur le V. Il n’est pas étanche, malgré ses roulements protégés. Sa finition reste celle d’un moulinet à 110 € (poignée, bouton de frein). Et pour un usage très intensif dans les vagues, un Battle ou un moulinet scellé protège mieux la mécanique.
Pour qui est fait le Penn Fierce V ?
Il est fait pour le pêcheur de bar du bord qui cherche un moulinet solide et polyvalent autour de 110 €, pour celui qui veut un premier vrai moulinet de mer, et pour le pêcheur confirmé qui cherche un moulinet de secours ou une deuxième bobine fiable.
Il n’est pas le choix idéal pour une canne ultralégère, ni pour le pêcheur qui pêche les pieds dans l’eau par mer formée et veut un moulinet étanche.
Quelles alternatives au Penn Fierce V ?
Okuma Jaw (40 à 50 €) : l’entrée de gamme, plus légère et plus lente.
Westin W4 C-SW (209 à 229 €) : la montée en gamme étanche.
Yuki Competition Split (autour de 60 €) : un moulinet économique au corps scellé.
Le comparatif des moulinets pour le bar met ces modèles face à face, et le guide comment choisir son moulinet pour le bar explique les critères de taille, de ratio et de frein.
Questions fréquentes
Quelle taille de Penn Fierce V choisir pour le bar aux leurres ?
Le 3000 et le 4000 sont les deux tailles cohérentes, avec un frein annoncé à 6,8 kg et un ratio de 6,2:1 dans les deux cas. Les pêcheurs britanniques et irlandais du bord penchent plutôt vers le 3000, qu’ils jugent suffisant pour le bar, le lieu jaune et la vieille, et qui pèse 326 g contre 343 g selon la fiche du marchand. Prends le 4000 si ta canne est puissante ou si tu pêches des postes où tu dois brider court.
Le Penn Fierce V est-il étanche ?
Non, pas au sens strict, et il faut se méfier de ce qui circule. Le fabricant ne revendique officiellement que des roulements inox étanchéifiés, sans norme, sans indice d’étanchéité et sans système de joints nommé, contrairement au modèle de la gamme au-dessus. La mention étanche vient de textes commerciaux de revendeurs, pas du fabricant. Rince-le à l’eau douce à faible débit après chaque sortie en mer.
Quelle taille de Penn Fierce V pour le bar ?
La 3000 pour une canne de 2,40 m à 2,70 m, la 4000 pour une canne de 2,70 m à 3,00 m.
Quel est le poids du Penn Fierce V 4000 ?
Il pèse 343 g, pour un ratio de 6,2:1 et un frein de 6,8 kg.
Le Penn Fierce V est-il étanche ?
Non. Penn annonce des roulements étanches et une protection accrue contre le sel, sans norme ni corps scellé. Un rinçage régulier reste nécessaire ; pour une vraie étanchéité, il faut monter en gamme (Battle, Spinfisher).
Combien de roulements a le Fierce V ?
Quatre roulements inox étanches plus un anti-retour instantané, soit « 4+1 ». Certains tableaux Penn affichent « 5 », c’est la même configuration.
Peut-on monter la tresse directement sur le Fierce V ?
Oui, la bobine est « braid ready » : la tresse se monte sans backing en nylon.
Quelle est la différence entre le Fierce V et le Fierce IV ?
Une bobine aluminium à lèvre redessinée, gravée laser, avec clip-fil universel et profil braid ready, un rotor équilibré, un galet hydrophobe et une nouvelle cosmétique. Les engrenages CNC Gear et le frein HT-100 existaient déjà sur le IV.
Fierce V ou Battle IV ?
Le Battle apporte une étanchéité renforcée et une finition supérieure pour une cinquantaine d’euros de plus. Si tu pêches les pieds dans l’eau par mer formée, le Battle ; sur digue, plage et rocher sec, le Fierce V suffit.
Quel frein équipe le Penn Fierce V ?
Le frein HT-100 de Penn, annoncé à 6,8 kg en 3000 et 4000.
Mon verdict sur le Penn Fierce V
Le Penn Fierce V est un moulinet de pêcheur de bar sérieux et abordable : un bâti métallique rigide, un ratio rapide et un frein HT-100 que la génération précédente a rendu célèbre, pour autour de 110 € en 3000 ou 4000. Il est lourd, pas étanche, et encore sans recul, mais il hérite d’un moulinet que des milliers de pêcheurs ont usé sans le casser. Il demande un entretien régulier et couvre l’essentiel de la pêche du bar au leurre. Choisis la taille selon ta canne, puis consulte le prix et les tailles disponibles du Penn Fierce V.

Penn Fierce V
Bâti métallique, ratio rapide et frein progressif : un moulinet à bar solide et abordable en 3000 ou 4000.
- Bâti et flasque métalliques
- Ratio 6,2:1 (3000 et 4000)
- Frein HT-100, 6,8 kg
- 326 g en 3000, 343 g en 4000
