Quand le bar se tient sur un plateau profond ou dans un courant de marée puissant, les leurres classiques ne descendent plus. Il faut alors un jig lourd, capable d’atteindre le fond et de rester lisible malgré la pression de l’eau. Le Palms The Dax Swim, en 80 et 100 g, est pensé pour ces situations. Voici mon avis sur le Dax Swim, construit à partir de sa conception, de ce qu’annonce la marque et de sa place pour la pêche du bar. C’est une analyse, pas un compte rendu de test.
Le verdict en bref : le Dax Swim est un jig métallique compact, 7,6 cm pour 80 g ou 8,1 cm pour 100 g. Sa forme réduit la résistance à la traction pour une meilleure réponse avec une canne sensible, sa surface plane latérale accentue le flash, et son corps symétrique lui donne une nage stable et une descente libre. Il est livré avec un assist hook « flasher » d’origine selon la marque, et se pêche du bord comme du bateau, en dérive, en vertical ou en linéaire. La gamme commence à 55 g : ce n’est pas un casting jig léger, c’est un jig de shore jigging et de light jigging bateau, que Palms destine d’abord aux pélagiques et aux poissons de fond. Il coûte autour de 17 € en 80 g et 20 € en 100 g. Tu peux voir le Dax Swim 80 g ou le Dax Swim 100 g et leurs coloris.
Autour de 17 € (80 g) et 20 € (100 g)

Fiche technique du Dax Swim
| Marque | Palms |
|---|---|
| Type | Jig métallique |
| Versions | 55 g, 80 g (7,6 cm) et 100 g (8,1 cm) ; le distributeur français vend le 80 et le 100 |
| Densité | Coulant |
| Forme | Corps symétrique, flancs plats larges, arêtes marquées et « drainage » qui réduit la résistance à la récupération |
| Armement | Assist hook « flasher » fourni d’origine (site de la marque) ; à vérifier sur l’emballage |
| Nage | Stable en simple récupération linéaire, réagit aux coups de scion et aux variations de courant |
| Usage marque | Shore jigging et super light jigging bateau ; sériole, bonite, pagre, poissons de fond (bar non cité par Palms) |
| Techniques annoncées | Dérive, verticale, récupération linéaire, du bord ou en bateau |
| Coloris | UV Katakuchi, Neon Zebra Glow, UV Green Gold, Red Gold Shell, UV Pink Back GB, Spot Glove Blue Pink, UV Snow Ice, Full Silver |
| Prix constaté | Autour de 16,99 € (80 g) et 19,99 € (100 g) |
Le site de la marque indique un assist hook flasher fourni, mais les fiches françaises ne le précisent pas : vérifie sur l’emballage au moment de l’achat. Pour les courants forts et les fonds de plus de quinze mètres, le Dax Swim 100 g offre la plus grande marge.

Ce que promet sa conception
Moins de résistance à la traction. Palms a travaillé la forme du Dax Swim pour qu’il oppose moins de résistance quand on le tire. Concrètement, tu sens mieux le jig dans la canne, l’animation demande moins d’effort, et le leurre répond plus directement aux mouvements du scion. C’est particulièrement utile en profondeur, où la ligne et le courant filtrent les sensations.
Un flash renforcé. Les flancs présentent une surface plane plus large que sur un jig classique. À chaque mouvement, cette surface capte la lumière et renvoie un éclat. En profondeur, où la lumière baisse, ce signal visuel aide le poisson à repérer le leurre.
Une nage stable et une descente libre. Le corps symétrique donne au Dax Swim une action régulière et un enroulement libre, c’est-à-dire qu’il tourne et papillonne naturellement pendant la descente. La marque parle d’une transmission précise des vagues et des variations de courant : le jig réagit à l’eau qui l’entoure, ce qui le rend plus vivant.
La polyvalence. Palms le présente comme un jig à utiliser du bord comme du bateau, et à alterner entre dérive, pêche verticale et récupération linéaire. Un point mérite d’être clarifié parce que les fiches françaises prêtent à confusion : la nage du Dax Swim n’est pas « planante » comme celle d’un jig asymétrique. Son corps symétrique le fait nager droit et stable en linéaire, et c’est le coup de scion ou le courant qui lui donne ses écarts. C’est ce qui le distingue du « The Dax » classique de la même marque, décliné de 20 à 60 g et beaucoup plus répandu chez les pêcheurs de bar français.
Ce qu’en disent les pêcheurs qui l’utilisent
Autant te le dire franchement tout de suite : sur ce leurre précis, il n’y a presque rien à se mettre sous la dent du côté des retours clients, et c’est en soi une information. Les deux fiches marchandes françaises qui le proposent en 80 et 100 grammes affichent zéro avis déposé. La note que tu peux croiser sur une de ces pages est la note de la boutique, pas celle du jig. Si tu lis quelque part un verdict chiffré sur ce modèle, méfie-toi : il sort de nulle part. Le produit est récent sur le marché européen, et sa distribution reste étroite.
Du coup, ce qui existe de concret vient d’un cran plus haut, chez ceux qui pratiquent le jig lourd du bord en général, et leur discours est assez unanime pour être utile. Sur les forums européens de shore jigging, le seuil de 80 grammes revient comme la porte d’entrée du jig lourd, pas comme un poids d’appoint. Un pratiquant habitué aux spots profonds de Méditerranée résume bien le problème : au-delà de 80 grammes, la question n’est plus le leurre mais la canne, parce qu’animer une masse pareille avec un blank léger donne une nage fausse et un bras mort au bout de vingt minutes. Un autre, qui pêche des fonds d’une vingtaine de mètres, raconte l’inverse du même problème : par fort courant, tout ce qui pèse moins de 50 grammes devient inexploitable, impossible à tenir dans la veine d’eau.
C’est exactement entre ces deux murs que se joue l’intérêt de ce jig en 80 ou 100 grammes pour toi. Si tu pêches le bar sur une plage, dans une baie, sur un plateau rocheux noyé par un mètre cinquante d’eau, ces poids ne te serviront à rien : tu vas accrocher, tu vas labourer, et tu vas surtout fatiguer pour une nage qui ne se déclenche jamais. Les pêcheurs qui tirent quelque chose de ces masses pêchent des tombants, des pointes battues, des goulets de courant, des bordures portuaires profondes, ou alors ils sont sur un bateau à la verticale. La règle que répètent les habitués est simple et elle n’a rien de glamour : tu choisis le poids qui te permet de garder le contact avec le fond sans partir en dérive, pas le poids qui lance le plus loin.
Dernier point honnête : personne, dans ce que j’ai pu lire, ne documente le comportement réel de ce modèle à la descente. Le flasher monté d’origine est un vrai plus pour qui n’aime pas fabriquer ses assists, mais tu n’auras pas de retour terrain européen pour te dire comment il tient sur un bar qui secoue la tête en bordure.

Le Dax Swim est-il un leurre à bar ?
Palms ne cite pas le bar : sa communication, australienne et japonaise, parle de sériole, de bonite, de pagre et de poissons de fond, en shore jigging et en light jigging bateau. Ce type de jig lourd est surtout utilisé en mer pour les poissons qui se tiennent près du fond ou dans le courant, et les guides français de la pêche du bar au jig le situent dans la fourchette haute, entre 60 et 80 g pour les pêches bateau profondes. Pour le bar, il trouve sa place dans des situations précises : un plateau rocheux profond, un raz ou une passe où le courant de marée est trop fort pour un leurre léger, une épave ou une remontée de fond en bateau. Sur ces postes, le bar se tient souvent près du fond, à l’abri du courant, et un jig qui descend vite et reste contrôlable est l’outil logique.
En revanche, pour la pêche du bar du bord sur des fonds de quelques mètres, 80 à 100 g, c’est beaucoup trop. Un jig de 20 à 40 g couvre alors mieux la situation.
80 g ou 100 g ?
Le choix dépend de deux paramètres : la profondeur et la force du courant. Plus le courant est fort, plus le jig est emporté et met de temps à atteindre le fond. L’idée est de choisir le poids le plus léger qui permet de toucher le fond rapidement et de garder le contact.
Le 80 g convient aux fonds moyens et aux courants modérés, ou en fin de marée quand le courant faiblit. Il est plus agréable à animer et plus naturel dans sa descente. Le 100 g sert quand le courant est fort, en pleine marée sur un raz, ou quand la profondeur augmente. Avoir les deux permet de s’adapter pendant la marée : 100 g quand le courant bat son plein, 80 g quand il ralentit.

Comment pêcher le bar avec le Dax Swim ?
En dérive depuis un bateau
Place le bateau en amont du poste, coupe le moteur et laisse-le dériver avec le courant. Laisse descendre le jig jusqu’au fond, reprends le mou, puis anime par tirées amples suivies d’une descente contrôlée. La plupart des touches surviennent pendant la descente : garde un contact léger avec le jig pour la sentir.
En vertical sur une structure
Au-dessus d’une remontée de fond ou d’une épave, pêche à la verticale sous le bateau. Quelques tirées sèches, puis une descente. Attention toutefois : la marque ne documente aucun papillonnement à la descente sur ce modèle, tout son discours portant sur la stabilité au moulinage. Si tu cherches une chute travaillée, regarde plutôt vers un jig de type slow.
En récupération linéaire
Après avoir touché le fond, remonte le jig en récupération régulière sur quelques mètres, puis laisse-le redescendre. Cette approche explore toute la colonne d’eau, utile quand les poissons sont décollés du fond.
Du bord, sur les postes profonds
Depuis une grande digue ou une pointe qui tombe dans une eau profonde et courante, le Dax Swim permet de lancer loin et de pêcher le fond. Il faut alors une canne puissante et une grande prudence sur les rochers.
Quel coloris de Dax Swim choisir ?
Full Silver et UV Snow Ice imitent des poissons argentés et renvoient beaucoup de lumière : de bons choix quand l’eau est claire. UV Green Gold et Red Gold Shell sont plus chauds, souvent utilisés en eau un peu teintée. Neon Zebra Glow est phosphorescent, un atout en profondeur et en lumière faible. Les coloris UV ressortent davantage dans une eau où la lumière naturelle baisse.
Quel matériel associer au Dax Swim ?
En bateau. Une canne de jigging ou une canne spinning puissante, capable d’animer 80 à 100 g : une puissance autour de 42 à 84 g en spinning fort, ou 60 à 150 g en jigging. Un moulinet de taille 4000 à 6000, une tresse en PE 1.2 à 1.5 pour limiter la prise au courant, et un bas de ligne en fluorocarbone de 40 à 50 centièmes résistant à l’abrasion. Le guide pour choisir une canne à bar indique les modèles de forte puissance.
Du bord. Une canne rockshore ou shore jigging de 2,70 m à 3,00 m d’une puissance de 50 à 120 g, et un moulinet de taille 5000. Une tête de ligne plus résistante sur les premiers mètres limite les casses au lancer, et le nœud FG passe mieux dans les anneaux. Le guide du moulinet pour le bar détaille les tailles.
L’armement. L’assist flasher d’origine, s’il est bien présent, convient à la pêche en traction. Pour le linéaire sur chasse, certains ajoutent un triple en queue ; sur fond rocheux, on le retire. Coloris glow ou silver, l’assist doit rester proportionné au jig pour ne pas gêner la chute.
Dax Swim ou The Dax classique ?
C’est la confusion la plus fréquente, et elle coûte cher. Le The Dax classique de Palms existe de 20 à 60 g, en 5 à 7 cm, et c’est lui que les pêcheurs de bar du bord et les guides français recommandent pour les chasses et les fonds modérés. Le Dax Swim commence à 55 g et monte à 100 g : plus gros, plus lourd, avec un profil retravaillé pour la récupération linéaire en profondeur. Pour le bar du bord, c’est le The Dax 30 ou 40 g qu’il te faut ; le Dax Swim 80 ou 100 g n’a de sens qu’en bateau sur les raz et les plateaux profonds, ou depuis une digue très profonde avec une canne rockshore.
Dax Swim ou Mini Arrow ?
Les deux sont des jigs métalliques, mais ils ne jouent pas dans la même catégorie. Le Xorus Mini Arrow, de 10 à 40 g, est un jig de lancer pour atteindre les chasses de bar du bord et pêcher les fonds modérés. Le Dax Swim, en 80 et 100 g, est un jig de profondeur et de courant, surtout pertinent en bateau. Pour le bar du bord, le Mini Arrow est le choix courant ; pour les raz et les plateaux profonds, le Dax Swim. L’avis sur le Mini Arrow détaille cette option.
Dans quelles conditions sortir le Dax Swim ?
Selon la profondeur. Au-delà d’une dizaine de mètres, ou quand le poste est une structure isolée au large.
Selon le courant. C’est son terrain : quand le courant de marée rend inutilisables les leurres plus légers.
Selon le coefficient. Par gros coefficient, le courant est plus fort : le 100 g prend l’avantage. Par petit coefficient, le 80 g suffit souvent.
Selon la lumière. En profondeur ou par temps couvert, un coloris phosphorescent ou UV aide le poisson à repérer le leurre.
Selon la mer. En bateau, la sécurité passe avant tout : ne sors pas quand les conditions dépassent ce que ton embarcation et ton expérience permettent.
Les erreurs à éviter avec le Dax Swim
Choisir un jig trop lourd. Un poids excessif écrase l’action et accroche le fond. Prends le plus léger qui garde le contact.
Perdre le contact pendant la descente. C’est souvent là que le poisson attaque.
L’utiliser sur une canne à bar classique. 80 à 100 g dépassent largement une plage de 10 à 40 g.
Oublier de vérifier l’armement. Selon ce qui est livré, prévois un assist hook de taille adaptée.
À quoi ressemble une sortie avec le Dax Swim ?
Imagine un raz en bateau, par coefficient moyen, au moment où le courant de flot prend de la force. Les bars se tiennent derrière une remontée de roche, à une quinzaine de mètres. Un jig de 40 g est emporté avant d’atteindre le fond. Tu passes au Dax Swim 100 g en UV Green Gold, tu te places en amont de la remontée et tu dérives. Le jig touche le fond, tu reprends le mou, puis tu enchaînes tirées amples et descentes contrôlées en gardant le contact. Une heure plus tard, le courant faiblit : tu reviens au 80 g, plus naturel dans sa descente, et tu réduis l’amplitude des tirées.
Ce scénario montre l’intérêt d’avoir les deux poids : une même approche, adaptée à la force du courant tout au long de la marée.
Ce que la documentation japonaise dit et que les fiches françaises taisent
C’est là que le produit devient lisible, parce que la marque le vend dans un cadre technique qui n’existe pas dans les descriptifs français. Chez les pêcheurs japonais, ce jig n’est pas un leurre de bourrin : il est estampillé compatible super light jigging. Cette pêche se fait depuis le bateau à la verticale, sur fonds modérés, avec canne fine et tresse mince, et cible des poissons de fond et des petits pélagiques plutôt que des grosses sérioles. Le même descriptif officiel le propose aussi en light shore jigging, donc en jig léger du bord. Tu vois le décalage : une fiche française qui annonce du heavy shore jigging dit l’inverse du constructeur.
La description officielle insiste sur un seul geste : la récupération linéaire. Le corps symétrique est présenté comme produisant une nage stable au simple moulinage, avec une réponse à la pointe de canne. On parle d’arêtes retravaillées, d’écoulement d’eau optimisé pour qu’un jig lourd reste facile à animer, et d’une face plate élargie pour le flash. Rien, nulle part, ne décrit une chute papillonnante ou une glissée latérale de type slow pitch. C’est la distinction que l’article français moyen rate : un jig swim se mange au moulinage plus ou moins régulier, dans la couche d’eau, avec un corps symétrique qui tient sa trajectoire. Un jig slow est asymétrique, large et plat, il vacille latéralement en descendant pour imiter un poisson blessé, avec une canne parabolique et une animation lente par petites impulsions.
La logique japonaise de choix du poids est également plus claire que tout ce qu’on lit en français. Dans les guides rédigés par des professionnels embarqués, le trio de base est 40, 60 et 80 grammes, avec 30 grammes en complément pour les faibles profondeurs et 100 grammes pour les fonds marqués ou le vent fort. Le critère est double, profondeur et dérive, jamais la taille du poisson. Traduit pour toi : le 80 grammes est le haut du trio de base, le 100 grammes est le poids de dépannage quand la dérive ou le courant te dépassent, et tout le gros du bar se pêche en dessous.
Dernier éclairage utile, la structure de la gamme. La marque a trois briques portant le même nom, une miniature de 3 à 14 grammes, une classique de 20 à 60 grammes avec des longueurs de 50 à 70 millimètres, et celle-ci de 55 à 100 grammes, dont le 55 g n’est pas distribué en France. Si tu pêches le bar du bord, la brique qui te concerne vraiment n’est pas celle vendue ici.
Monter, régler et comparer ce jig sans se tromper de pêche
Commence par le montage, parce que c’est là que la plupart des jigs lourds sont ratés. Ce modèle arrive avec un assist hook à flasher déjà en place sur l’anneau de tête selon le distributeur officiel, même si les fiches françaises n’en disent rien. Garde-le, mais vérifie l’anneau brisé d’origine avant la première sortie et change-le pour un modèle renforcé si tu as le moindre doute : sur un jig de cette masse, c’est l’anneau qui s’ovalise, pas la tresse qui casse. Monte une agrafe ou un émerillon à agrafe solide, surtout pas un nœud direct dans l’œillet, sinon le jig ne pivote plus librement et tu perds la nage. Si tu veux un second point de contact, ajoute un simple arrière court plutôt qu’un triple : le triple sur un jig lourd se prend dans le flasher à chaque lancer et transforme ton animation en nœud.
Pour le réglage, cadre-toi sur la réalité du poids. Lancer 80 ou 100 grammes demande une canne qui les lance vraiment, pas une canne qui les affiche en haut de plage de puissance, et un ensemble de taille 5000 avec de la tresse autour de PE 2. L’erreur classique, celle qui revient le plus souvent chez les pratiquants, c’est d’animer un jig swim comme un slow pitch, en cherchant la chute. Ce leurre travaille au moulinage, avec des accélérations et des pauses courtes, et tu dois sentir la vibration dans le scion. Si tu ne sens rien, tu moulines trop lentement ou tu es trop lourd pour le courant du moment.
Côté entretien, rince à l’eau douce après chaque sortie, démonte l’assist et laisse-le sécher à plat, sinon les pointes rouillent sous le flasher sans que tu le voies. Repique les hameçons régulièrement, un jig lourd écrase ses pointes contre le fond. Les retouches de peinture sur les faces plates sont cosmétiques, le flash vient du métal poli en dessous.
Pour la comparaison, deux références t’aideront à situer ce modèle. Un jig japonais très répandu en 60 grammes est livré avec un assist avant et un triple arrière, se décrit comme parfaitement équilibré, glisse latéralement au jerk et garde une position horizontale à la descente : plus polyvalent, et surtout disponible dans des poids réellement utilisables sur le bar du bord. Un autre jig de grande marque en 80 grammes mesure 85 millimètres, livré avec assists chimiquement affûtés, et revendique une chute en deux temps, flutter lent puis glissée plus rapide. Si c’est le comportement à la descente qui t’intéresse, c’est vers celui-là qu’il faut regarder, pas vers celui-ci, dont tout le discours constructeur porte sur le linéaire.
Points forts et limites
Ce qui plaide pour lui. Une forme qui réduit la résistance et améliore le ressenti en profondeur. Un flash renforcé par les flancs plats. Une nage stable et une descente libre. Deux poids pour s’adapter au courant. Et un prix raisonnable pour un jig de marque.
Ce qui peut te faire hésiter. Aucun retour d’utilisateur n’est publié, et Palms ne le destine pas au bar. L’armement fourni n’est pas confirmé par les fiches françaises. Il demande une canne puissante, différente de l’ensemble à bar classique. Et pour la pêche du bar du bord sur des fonds modérés, il est beaucoup trop lourd : c’est le The Dax classique qu’il faut regarder.
Pour qui est fait le Dax Swim ?
Il est fait pour le pêcheur en bateau qui cherche le bar sur les raz, les plateaux profonds et les épaves, et pour le pêcheur du bord équipé en rockshore qui pêche des postes profonds et courants.
Il n’est pas adapté au pêcheur du bord équipé d’une canne à bar classique, ni aux fonds de quelques mètres.
Quelles alternatives au Dax Swim ?
Palms The Dax (20 à 60 g) : le jig de la même marque que les pêcheurs de bar utilisent vraiment, du bord comme en bateau.
Xorus Mini Arrow (10 à 40 g) : le jig de lancer pour le bar du bord.
Sakura Loujig ZN 15 g : un petit jig pour les pêches légères. Voir l’avis sur le Loujig ZN 15 g.
Duo Rough Trail Blazin 110 S (64 g) : un minnow coulant très dense pour les chasses lointaines.
Le guide quels leurres pour le bar explique quelle famille de leurres choisir selon la profondeur et le courant.
Questions fréquentes
Le Palms Dax Swim, c’est un slow jig ou pas ?
Non, et c’est la confusion la plus fréquente sur ce modèle. La marque le décrit comme un jig à nage stable au simple moulinage, corps symétrique, estampillé compatible super light jigging, sans un mot sur une chute papillonnante. Un vrai slow jig a un corps large et asymétrique fait pour vaciller à la descente, et il se pêche à la canne souple en impulsions lentes.
Quel poids de jig pour le bar du bord ?
La fourchette réellement utile du bord se situe très en dessous de 80 grammes, avec des jigs qui lancent bien tout en restant animables sur des fonds de quelques mètres. Un 80 ou un 100 grammes ne se justifie que sur un tombant profond, une pointe battue ou un goulet où le courant emporte tout le reste. Les pratiquants européens du shore jigging considèrent d’ailleurs 80 grammes comme le point de départ du jig lourd, avec la canne qui doit suivre.
Quelle taille fait le Dax Swim 80 g ?
Il mesure 7,6 cm. La version 100 g mesure 8,1 cm.
80 g ou 100 g, lequel choisir ?
Le 80 g pour les courants modérés et les fonds moyens, le 100 g pour les courants forts et les fonds plus profonds.
Le Dax Swim est-il livré avec un hameçon ?
Le site de la marque indique un assist hook flasher fourni. Les fiches françaises ne le précisent pas : vérifie sur l’emballage.
Quelle différence entre The Dax et The Dax Swim ?
Le The Dax classique va de 20 à 60 g et sert au bar du bord ; le Dax Swim va de 55 à 100 g, avec un profil pensé pour la récupération linéaire en profondeur, et vise le bateau et le shore jigging lourd.
Le Dax Swim fait-il du lieu ou du maquereau ?
Un jig de 80 à 100 g pêché près du fond prend tout ce qui s’y trouve, lieus compris, mais aucun retour documenté ne l’atteste pour ce modèle précis.
Peut-on pêcher le Dax Swim du bord ?
Oui, Palms le présente comme utilisable du bord, mais il faut une canne puissante de type rockshore et un poste profond.
Comment animer un jig de 100 g pour le bar ?
En tirées amples suivies d’une descente contrôlée, en gardant le contact avec le jig, ou en récupération linéaire après avoir touché le fond.
Mon verdict sur le Dax Swim
Le Dax Swim est un jig de profondeur et de courant bien pensé, avec un ressenti amélioré et un flash marqué, mais ce n’est pas un leurre à bar au sens habituel, et Palms ne le présente pas comme tel. Pour le bar, il se justifie uniquement en bateau sur les raz et les plateaux profonds, ou du bord avec un matériel puissant sur un poste très creux ; partout ailleurs, le The Dax classique fait le travail pour moins cher. Prends le 80 g pour les courants modérés et le 100 g pour les courants forts : tu peux consulter le Dax Swim 80 g ou le Dax Swim 100 g et leurs coloris disponibles.

Palms The Dax Swim
Un jig de profondeur et de courant, pertinent pour le bar en bateau sur les raz et les plateaux profonds.
- Jig métallique
- 80 g (7,6 cm) ou 100 g (8,1 cm)
- Flancs plats pour le flash
- Corps symétrique
